Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présent'action

  • : Le blog de Rhémacom
  • : Le blog des textes et leur contexte. Actualité, analyse et réflexions autour des contenus et leurs évolutions.
  • Contact

Rhémacom

Rhémacom est une agence spécialisée dans le conseil rédactionnel et éditorial. Elle intervient dans tous les domaines de la communication écrite, de la conception à la publication, sur tout type de support : print & web.

Recherche

Catégories

21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 16:13

Mémoire croissanceLes entreprises n’entretiennent pas toujours des rapports stables avec l’histoire. Tantôt décriée, tantôt convoitée, cette discipline intervient souvent dans la gestion des organisations à des moments de crise, d’instabilités, révélateurs d’un besoin de confronter le présent au passé pour se donner des garanties d’avenir. Pourtant, entre patrimoine, utilitarisme et refondation identitaire, l’histoire d’entreprise peut parfois être un outil très utile… à condition que l’on sache trouver un terrain porteur et des moyens d’expression innovants.

Un passé dépassé ?

Le recours au passé a toujours été un moyen d’entretenir une notoriété. La formule consacrée « Etablie en », « Fondée en »,  « Depuis.. ; » accompagnée d’une date tout droit sortie d’un autre siècle sont caractéristiques d’une communication mettant en exergue le savoir-faire, la stabilité, un métier transmis et valorisé de génération en génération. 

Mais cette vision patrimoniale de l’entreprise n’a pas toujours eu bonne presse. Au sortir de la guerre, les leçons de l’histoire intéressent peu de monde. Durant les Trente Glorieuses, la modernisation de l’économie, résolument tournée vers l’avenir, se décline en termes de management, marketing, relations humaines… disqualifiant tout regard en arrière.

Il faut attendre les années 80 pour qu’une nouvelle génération d’historiens, désenchantée des grands modèles idéologiques s’attache à une « micro histoire » curieuse de la vie sociale des institutions. La démarche historique suscite alors un engouement dans les grandes entreprises. De nombreuses firmes se lancent dans de grands programmes de reconstitution historique allant ainsi puiser dans l’histoire l’inspiration d’une refondation. Le livre « Schneider, l’histoire en force » est significatif à ce sujet. Des agences spécialisées dans le « business history » rivalisent avec des médias comme la revue française de gestion qui titre en 1988 : « l’histoire, un investissement productif. » Les entreprises acquièrent à ce moment-là un rayonnement social débordant de la sphère privée. Reconnues comme des institutions, elles gèrent leurs relations publiques, leur image… et les nationalisations de 1981-1982 aidant, les archives de certaines sociétés passent elles aussi ipso facto dans le domaine public. 

 

Le risque de l’instrumentalisation de l’histoire

Malheureusement, cette mode connaît des lendemains qui déchantent. Les « public history » sont prises de vitesse par les jeux d’alliance, de restructuration, de fusion… des stratégies qui parfois s’inscrivent en contradiction avec les valeurs patrimoniales longuement exhumées. Le rapport utilitariste à l’histoire, parfois opportuniste pour entretenir l’image d’un dirigeant, a poussé certains historiens comme Hubert Bonin à conclure que « l’histoire d’entreprise ne sert à rien ». Cependant, comme le souligne ce professeur d’histoire économique à l’Université de Bordeaux, loin d’être une « histoire inutile » dont seuls les scientifiques en seraient les bénéficiaires, la prise en compte du passé peut encore se révéler un capital bon à faire fructifier si l’on met bien en perspective les ruptures et les continuités.

Les grandes marques de luxe se servent d’une projection dans le temps pour étudier les valeurs immatérielles et sentimentales de leurs produits qui apparaissent alors comme le fruit d’une longue maturation et non d’un simple discours d’apparat. Le livre « Regards croisés sur dix ans d'apprentissage à L'Oréal » a permis au groupe de « faire le bilan, rappeler la méthode et tracer les perspectives.» Mais, insiste Jean-Marie Ladurée, son directeur des relations sociales dans le journal Les Echos : « c'est surtout un livre de cœur et de sens qui confirme que tout n'est pas l'acquisition des savoir-faire et leur mise en application, mais se trouve dans le domaine des relations humaines, du comportement, du management et de l'éthique. » 

 

L’outil du manager

En effet, Patrick Fridenson, professeur à l'EHESS et directeur de la revue Entreprises et histoire, le constate : « L'histoire d'entreprise passe de plus en plus d'un outil de mémoire à un outil de management. » Qu’est-ce à dire ? 

Dans un contexte d’externalisation croissante, de restructurations, de délocalisations rapides, la mémoire organisationnelle s’estompe. Aujourd’hui, avec de plus en plus de virtuosité, les cadres doivent concilier à la fois mobilité, souplesse et en même temps implication, intégration… et au bout du compte, le recours à l’histoire s’avère parfois indispensable pour impliquer un personnel souvent distant, parfois aux prises avec un sentiment d’aliénation. Heureusement, l’approche diachronique offre des repères, une stabilité. Elle balise l’action dans la continuité. Elle permet en somme à la gestion du personnel de tout mettre en œuvre pour formaliser une mémoire. Et maintenant, affirme Felix Torres, auteur de 150 histoires d’entreprises, « l’entreprise actuelle destine son histoire-mémoire à tous ses membres, du sommet à la base, comme un bien à partager, symbolisant une appartenance et une reconnaissance générales ». 

De ce point de vue, précise le fondateur de l’agence Public Histoire dans la revue Communication et Organisation, le fonctionnement d’une entreprise est celui d’une mémoire. « Sa structure juridique, sa notoriété et son image de marque, ses produits et parts de marché, ses sites de production, ses réseaux de commercialisation induisent par leur fonctionnement une mémoire, celle d’une présence distinctive sur un marché et celle de l’identité interne qui en découle. Quand l’entreprise sait conjuguer ce déjà-là à une adaptation raisonnée, il n’est guère facile de la déloger de ses positions ! ». 

 

L’entreprise doit travailler sa mémoire

Une société en tant qu’organisation se fonde sur une mémoire structurelle et s’incarne dans une série de mémoires collectives. En d’autres termes, renchériraient  Jean-Louis Le Moigne et Daniel Pascot, dans Les processus collectifs de mémorisation :  « Il n’y a pas d’organisation sans mémoire » ; Et l’entreprise ne fait pas figure d’exception. Pour donner de la cohérence à ses projets, ses stratégies, son devenir, elle a besoin de revisiter toutes ses formes de mémoire. Archives, comptes-rendus, mémoires individuelles et témoignages sont autant de récits qui déterminent les fameux « cadres sociaux de la mémoire » dont parlait Maurice Halbwachs. Les prendre en compte permet de transcender les flux quotidiens pour forger une identité collective et faire du nom de son entreprise le signe d’une appartenance commune.

Dans un article d’Economist.com, Peter Bryant suggère quelques remèdes contre « l’amnésie collective ». Citant le fabricant d’optiques Carl Zeiss mettant à disposition de riches documents d’archives, ce professeur d'entrepreneuriat à l'IE Business School préconise de communiquer et célébrer l’histoire de l’entreprise. D’après lui, l’approche historique peut mettre l’accent sur les périodes critiques d’un passé surmonté. Le musée Ducati de la société italienne de motos est en soi le symbole d’une renaissance. Par ailleurs, honorer les héros, leurs réalisations, permet parfois de transmettre l’esprit des fondateurs. Hewlett Packard n’a-t-il pas restauré le célèbre garage dans la Silicon Valley où ses fondateurs avaient commencé leur activité ? Enfin, se projeter dans l’avenir comme une continuation du présent peut aussi être un moyen de relier l’expérience du travail quotidien aux racines de l’entreprise, comme le fait Google en confrontant régulièrement ses employés à des idées nouvelles, à l’instar des fondateurs.

En définitive, par ce « rappel à la mémoire », les valeurs, les objectifs, les stratégies de l’entreprise revêtent une signification bien plus durable et pérenne. Une identification personnelle devient possible et, dans ces conditions, l’histoire devient un véritable « outil de manager » comme le titre Derek Perrotte dans le journal Les Echos. Pour s’inscrire dans la durée, l’action d’une entreprise a autant besoin de se traduire par des résultats que par un discours, un récit cohérent et fédérateur.

Cette mémoire s’écrit au présent, et dans la diversité des supports à disposition, livre, journal interne, relations presse, témoignages, rubriques web, conférences, anniversaires… il reste à trouver son lieu d’expression et de transmission. Cette histoire-là ne fait que commencer…

À paraître fin octobre au prochain épisode de cette réflexion, « L’entreprise et sa mémoire »,un livre aux Presses Universitaires de Paris Sorbonne.

 

Rhémacom

 

Partager cet article

Repost0
15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 15:39

Si un site de marque proposait des informations de fond, je le consulterais plus souvent.

  

Voir l'étude sur le site d'Ipsos

Le succès d'affluence des sites de marques ne se dément plus. Selon une récente étude Ipsos, la grande majorité des internautes les visite, quel que soit leur âge. Sur les 98% concernés, 44% consultent leur contenu une fois par semaine. Autant dire que cette forte fréquentation manifeste un intérêt pour les informations en ligne. 77% des personnes interrogées estiment que les sites de marques peuvent être une source d’informations sérieuse sur un secteur donné. Cependant, au-delà de cette confiance manifeste et des 95% d’avis satisfaits, un manque d’enthousiasme se fait sentir ; car beaucoup en attendent davantage.

 

Des visiteurs satisfaits mais peu enthousiastes

Lors de leurs visites, les internautes restent sur leur faim. 69 % d’entre eux affirment : si un site de marque proposait des informations de fond (à la manière d’un magazine) et pas seulement des contenus commerciaux ou publicitaires, je le consulterais plus souvent. En d’autres termes, la confiance est accordée à la marque sur la base de son expertise, de sa capacité à livrer une parole de poids en faisant appel à des intervenants indépendants, non associés à la marque. L’étude précise que 81% des personnes interrogées, dont une grande part de personnes âgées, aimeraient que des scientifiques, sociologues, etc. se prononcent dans des dossiers thématiques, des enquêtes... Bref, les visiteurs demandent du fond et de la réflexion.

 

Une prédilection pour les enquêtes et les articles de fond

Sur ce terrain, les marques peuvent apparaître comme des spécialistes à même de se prononcer et de dépasser leur image d’entreprise marchande. Même s’il s’attend à des informations sur les produits (83%), les prix (82%), la possibilité d'acheter en ligne (70%), les conseils pratiques (65%) et les informations sur les points de vente (57%), l’internaute ne s’y trompe pas. Entre le marketing et une approche éditoriale, il sait faire la différence et être sensible à la forte valeur ajoutée que constitue un apport d’informations de qualité. Pour se constituer une véritable audience à partir d’un positionnement spécifique, chaque société doit donc se donner les moyens d’un véritable brand journalism permettant de passer du registre commercial au registre éditorial. A l’avenir, la crédibilité des entreprises en ligne se jouera aussi là-dessus. 

Rhémacom

 

Cette enquête a été réalisée par Ipsos pour AdC – L’Agence de Contenu du 4 au 8 mars 2011 auprès de 1000 personnes constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 16 ans et plus, selon la méthode des quotas (sexe, âge, et région).

Partager cet article

Repost0
11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 12:15

Le livre de Catherine Enjolet paraît bientôt aux éditions Rue de l’échiquier

Parrainer les enfants d'à côtéDans ce livre-entretien dont Rhémacom a assuré la transcription et la réécriture, Catherine Enjolet dévoile les racines de son combat pour les enfants. En fondant l’association Parrains par’mille, elle a permis à des milliers d’enfants en situation d’isolement familial ou d’exclusion de nouer des liens affectifs. C’est donc toute l’utilité du parrainage qui se fait jour dans cet ouvrage : un « lien du sens » qui s’invente peu à peu entre un adulte et un enfant partageant un peu le même désir de faire un bout de chemin ensemble.

Lancé depuis 1990 dans le parrainage de « l’enfant du bout de la rue », ce professeur de Lettres, autodidacte, n’en est pas à son premier ouvrage. Pour sensibiliser l’opinion publique sur l’enfance en difficulté, des titres comme Princesse d’ailleurs, Les liens du sens, En danger de silence, ou encore Ceux qui ne savent pas donner ne savent pas ce qu’ils perdent ont été diffusés par de grandes maisons d’édition (Phébus, JC Lattès, R.Laffont). Ce dernier opus vient cependant révéler le besoin d’une plus grande mobilisation. Les 4000 parrainages initiés dans toute la France ne suffisent pas. Alors, le ton change. Il est plus intime et à la fois plus direct… parce que plus que jamais, le problème d’un enfant est l’affaire de tous. Il fallait bien ce livre pour tenter d’enrayer cette trop actuelle « non-assistance à enfant en danger ». 

 

Un livre à parrainer, le 9 septembre 2010 en librairie.

 

Collection : Conversations solidaires

Genre : entretien

Prix : 9,90 euros

Format : 120 x 200 mm

Nombre de pages : 96

Couverture : 2 couleurs, avec rabats illustrés

Intérieur : noir

Parution : 9 septembre 2010

ISBN : 978-2-917770-05-4

 

Plus de renseignements sur http://www.ruedelechiquier.net

Partager cet article

Repost0
6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 16:29

Le livre de Maria Nowak paraît bientôt aux éditions Rue de l’échiquier

Le microcrédit ou le pari de l'hommeMaria Nowak et le thème du microcrédit émergent à nouveau du flot médiatique, le nouveau statut de l’auto-entrepreneur et la crise financière mondiale obligent. La voix de cette économiste engagée auprès des petits entrepreneurs s’est déjà fait entendre à maintes reprises, que ce soit sur France 5, France culture, le Figaro, Le monde de l’économie, l’internaute, le Nouvel Obs, Alternatives économiques… et son association, l’ADIE (association pour le droit à l’initiative économique), est désormais une référence.

Mais cette fois, dans le nouveau livre le micro crédit ou le pari de l’homme à paraître le 19 novembre prochain, celle qu’on appelle « la banquière de l’espoir », se livre à un entretien qui éclaire à la fois son parcours, ses valeurs personnelles, et un cheminement intellectuel qui démontrent l’extraordinaire efficacité du microcrédit. 

Dès son plus jeune âge, Maria Nowak a été confrontée à l’injustice et la souffrance. Prise dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale à l’âge de onze ans, sa famille dispersée, réfugiée en France, elle a connu une enfance de déracinée. Grâce un combat de tous les jours contre l’exclusion, elle a réussi à mener de brillantes études d’économiste à Paris et à Londres et a fini par travailler pour l’Agence française du développement. Mais sa rencontre avec Muhammad Yunus, le prix Nobel de la Paix surnommé le « banquier des pauvres », a marqué un tournant décisif dans sa vie qui aurait pu rester un simple modèle d’intégration réussie. Grâce à ce professeur d’économie bangladais, elle a pu importer en France le principe du microcrédit. En 1989, elle fonde l’ADIE et impose progressivement un regard plus humain sur la finance. Et oui, on ne prête pas qu’aux riches 

Dans cet ouvrage réalisé avec la collaboration de Rhémacom, un destin hors du commun se fait jour. Au fil des entretiens, cette « banquière des exclus » qui a su transformer les déchirures de son enfance en une lutte pour la solidarité livre une expérience qui confronte les modèles politiques établis. Son regard sur l’économie est certes sévère, mais cette révolutionnaire pacifique continue d’imposer une idée simple : l’homme est fait pour entreprendre. Défendre ce point de vue aujourd’hui est déjà un combat pour la dignité de l’homme.

La création des 75000 emplois réussie grâce à de petits prêts à des personnes exclues du marché du travail fait partie de ses victoires que cet ouvrage célèbre, sans triomphalisme, mais avec optimisme.

 

Extrait

« J’ai toujours été émerveillée de constater à quel point les gens que l’on regarde de haut parce qu’ils ne sont pas éduqués ou instruits recèlent des trésors d’intelligence, de courage et de bonté. (…) Considérer que seuls les riches, qui ont reçu une éducation de haut vol, sont capables d’entreprendre est une forme d’injustice fondamentale.

C’est aussi une immense bêtise. Car la pauvreté est imposée par les circonstances et tout homme est capable de créer. »

 

Collection : Conversations solidaires

Genre : entretien

Prix : 9,90 euros

Format : 120 x 200 mm

Nombre de pages : 128

Couverture : 2 couleurs, avec rabats illustrés

Intérieur : noir

ISBN : 978-2-917770-09-2

 

En librairie le 19 novembre 2009


Plus de renseignements sur http://www.ruedelechiquier.net

Partager cet article

Repost0
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 14:28

 La crise de l’orthographe ou la révolution de l’écrit ?


Zéro faute de François de ClosetsZéro faute
, le dernier livre de François de Closets ravive le débat sur la réforme de l’orthographe. Dès sa sortie du mois de septembre, la presse s’en est à nouveau saisi. Récemment, Le Point titrait « Orthographe, la grande injustice », quand Le Nouvel Observateur se demandait si le français pouvait « crever ».

Au-delà de cette éternelle question de la légitimité orthographique, l’ouvrage de ce célèbre journaliste a l’intérêt de remettre en perspective les contraintes qui ont forgé cette intransigeance vis-à-vis de la faute. D’ailleurs, on devrait dire une erreur. Mais l’expression consacrée « faute d’orthographe » révèle à quel point tout manquement aux règles académiques est devenu au fil du temps une affaire de morale. La faute entache tout individu. Elle est significative d’un manque de culture et même pire, de paresse, de manque de respect…


Une éthique écrite


Pourtant, la langue française n’a jamais cessé d’évoluer et a longtemps toléré des écarts de conduite. Mais il est curieux qu’au début du 19ème siècle, tout se soit comme figé et que l’écriture ait été instrumentalisée par le politique. Pour des raisons que l’ouvrage démontre bien, il a bien fallu inculquer par tous les moyens une norme qui perdure et explique pourquoi l’orthographe est devenue aujourd’hui une « institution fondatrice à laquelle tout le monde doit se soumettre ». « Un ordre établi, comme allant de soi, comme un élément naturel ». En l’espace d’un siècle, l’orthographe est devenue une religion d’Etat.

Outre le débat sur l’enseignement de l’orthographe et sa réforme, François de Closets révèle aussi la révolution qui est en cours. Le 21ème siècle sera celui de l’écrit. Internet, SMS, blogs, courriels : notre environnement technique repose sur une nouvelle écriture, électronique et fluide. L’imprimerie, énonce la quatrième de couverture, a fixé l’orthographe. L’informatique devrait la libérer. Mais qu’en est-il vraiment ?


Si la technique véhicule la parole, qu’en est-il de l’écrit ?


Le débat réside vraisemblablement à ce niveau-là, même s’il ne constitue pas le cœur de l’ouvrage et de la problématique de l’auteur. Quelle sera l’écriture du 21ème siècle ? Les nouveaux supports ont changé les relations, les modes de communication et les manières de formuler la pensée. Quoi qu’il en soit, nous continuons d’écrire, mais en nous inspirant davantage du mode oral. L’écriture est de plus en plus conversationnelle et de moins en moins conservatoire, voire conservatrice. A cause des nouveaux vecteurs, la parole s’écrit. Quelle influence, cette prépondérance de l’oral va-t-elle donc avoir sur l’évolution de la langue française ?

Les pistes qu’ouvre l’auteur sur les manières de s’approprier la technique sont cependant loin de répondre à ces questions, même si son enthousiasme communicatif nous laisse croire un instant que la passion de la langue française finira bien par l’emporter un jour sur la raison orthographique.

Lire des extraits

Zéro faute. L'orthographe, une passion française
Editeur : Mille et une nuits

François Closets (de)

Date de Parution : 02/09/2009

Collection : Documents

Code ISBN / EAN : 9782755501360 / hachette : 4939161

Format (153 x 235)

Nombre de pages : 300

Partager cet article

Repost0
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 11:28

 

Les petits chanteurs de TouraineVa paraître le 18 octobre 2009 aux éditions Hugues de Chivré, une création de Rhémacom, Les petits chanteurs de Touraine à travers 50 ans d’histoire, un récit pittoresque autour d’une figure marquante du paysage culturel tourangeau.

Partitions sous le bras, ces jeunes garçons ont fini par parcourir le monde après avoir sillonné leur région et émerveillé des assemblées entières. Leur histoire extraordinaire qui a marqué plusieurs générations est née d’un rêve, celui de l’Abbé Tartu. Enfant, il fut tellement impressionné par les Petits Chanteurs à la Croix de Bois qu’un jour, il décida d’écrire un autre chapitre de l’histoire de la musique… mais à sa façon. Ce livre ne fait que raconter la réalisation extraordinaire de ce rêve.

Après plus de cinquante ans d’existence, la chorale de l’abbé Tartu n’attendait plus qu’un projet éditorial pour continuer, à travers le temps, peut-être, à transmettre son idéal de vie qui, comme le suggère le sous-titre, se bâtit en chantant. Destiné aux anciens de la manécanterie, aux tourangeaux, aux amoureux du chant et des récits d’aventure, cet ouvrage devrait vraisemblablement fédérer les émotions, les souvenirs des protagonistes de cette histoire et susciter l’intérêt d’un large public qui y trouvera certainement un enchantement proche de celui des « Choristes ».

Dans sa forme, le lecteur découvrira un style romancé (procédé permettant d’éviter les lourdeurs de la chronologie) et un récit structuré en une suite de flashs, d’épisodes significatifs de l’histoire de cette chorale qui offre, au fil du texte, une série de petites nouvelles s’intégrant dans une grande histoire.

La conception éditoriale de Rhémacom s’est donc basée sur un juste milieu entre le roman proprement dit, le beau livre de photographie et le format magazine. Le livre s’appréhende ainsi sur trois niveaux : la lecture du texte, l’observation des photographies, mais aussi la découverte d’encarts mettant l’accent sur des personnages, des anecdotes, des repères chronologiques… Conjuguant légèreté de style et rigueur historique, cette « mise en scène » répond à un objectif : entretenir ou attirer la sympathie d’un public sensible à un univers fait d’amitié, d’aventure et de musique et auquel il peut s’identifier.

Entre le désir du commanditaire et les enjeux éditoriaux, la réalisation de ce type de fresque historique pour le monde associatif repose souvent sur un équilibre incertain risquant parfois de compromettre ce type de projet. Heureusement pour le lecteur, l’ouvrage maintient cet équilibre avec talent.

Cette partition historique sera disponible dans les librairies tourangelles à partir du 19 octobre. 

Partager cet article

Repost0
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 09:55

Le livre d’entretien avec Jean-Marc Borello est sorti le 4 juin 2009


SOS contre toute attenteRéalisé en partenariat avec Rhémacom, cet ouvrage donne la parole à un dirigeant hors du commun sur les activités, les valeurs et les objectifs de son groupe qui abrite des associations (SOS Drogue international, SOS Habitat et Soins ou ARCAT) et des entreprises d'insertion (le restaurant l'Usine ou les boutiques Alter mundi).
Ce livre est aussi le portrait d'un homme pour qui la prise de risque est le moteur essentiel de toute action, pour qui «l'impuissance, c'est l'incapacité d'essayer et non l'incapacité de réussir».

Longtemps resté dans l’ombre, le fondateur du Groupe SOS a volontairement décidé de faire paraître au grand jour, - et ce livre y contribue- ses dispositifs, souvent surprenants, pour venir en aide aux personnes en difficulté.
Une entrée en communication qui promet.

 

Préface d’Alain Régnier

Collection : Conversations solidaires

Genre : Entretien
Prix : 14 euros
Format : 120 x 200 mm
Nombre de pages : 160 pages
EAN : 9782917770047
ISBN : 978-2-917770-04-7


Plus de renseignements sur http://www.ruedelechiquier.net

Partager cet article

Repost0
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 09:32

Le contenu de marque est un concept bien connu. Depuis longtemps, Blédina et Pampers génèrent du contenu autour de bébé. Aujourd’hui, Leroy Merlin fait figure de modèle en ayant successivement créé, en l’espace d’une décennie, “Du côté de chez vous”, un mensuel et une chaîne thématique. Toutefois, le phénomène s’accélère. Des exemples tels que l'affaire Twingo, le lancement du guide E=moins de CO2 par EDF, ou encore la découverte de Londres par les YPES (Your Personal Experts- vos experts personnels) d'Eurostar sont significatifs d’une nouvelle tendance.


Le contenu de marque détrône la publicité


Dans une société de consommation gavée par la publicité, les marques ne peuvent plus se permettre de simplement créer des messages, des promesses, des rêves soumis de façon massive aux consommateurs. A la longue, la crédibilité et l’efficacité de ce procédé s’érodent.

Désormais, les entreprises sont plus ou moins contraintes d’explorer de nouveaux territoires. S’impose alors un glissement du format publicitaire vers du contenu à forte valeur ajoutée, du contenu original : un livre, un film, un documentaire, un guide pratique, un jeu interactif, etc. Et là, le consommateur ne s’y trompe pas. Il devient de plus en plus sensible au contenu qui apporte un réel service, qu’il soit pratique, informationnel, ou encore ludique.

Ainsi, les marques finissent par ne plus s’adresser à des consommateurs mais à un public qu’elles créent patiemment et avec lequel elles établissent une relation privilégiée. Elles sollicitent leur intelligence, leur participation. C’est le cas de l’opération « Fight For Kisses » de Wilkinson, du jeu Coca Zéro Game, du module interactif grand public d’Eco-Emballages, ou encore du film interactif “créez votre Histoire d’Or” par Histoire d’Or.

Le contenu génère avant tout un concept et resitue le public au niveau de l’expérience en déployant un univers complet. D'où l'importance d'un concept fort. Alors, Louis Vuitton ne parle plus de ses malles mais de sa philosophie du voyage et la voiture BMW se retrouve dans un récit global qui la dépasse.


Du relationnel avant tout


En cherchant un point de contact « psychologique », ces nouveaux contenus touchent l’individu sans forcément éveiller le consommateur qui est en lui. Bien au contraire, il semble plus important de s’adresser d’abord au citoyen, au parent, à l’esthète, au militant… que de solliciter l’acheteur. Valoriser l’individu en tant que tel est donc le fondement de cette mise en relation qui se veut authentique, au même titre qu’une relation amicale, désintéressée. Chaque message est alors porteur de reconnaissance, de fidélité, d’affinité culturelle en créant une identification autour de valeurs communes.

Les DVD de Pampers sur le monde vu par les yeux de bébé suscitent, par exemple, un niveau d’émotion et d’implication beaucoup plus fort dans la relation à la mère.

 

Si le « brand » peut s’avérer dévoreur d’énergie et d’investissement, il a permis à ceux qui ont tenté l’aventure d’émerger. A force de production à la TV (le format court “Du Côté de Chez Vous”), couplé au site « Du Côté de Chez Vous », et aujourd’hui, avec un nouveau site de contenus « Plus Belle Ma Maison » sur lequel on peut retrouver une multitude de conseils, modes d’emploi, vidéos, idées, etc., Leroy Merlin, le simple vendeur d’outillage des débuts a fini par s’imposer comme un modèle « d’art de vivre à la maison ». De prestataire, il est devenu partenaire, si ce n’est guide.

Côté investissement, des créateurs s’intéressent à ce nouveau marché et montent des structures spécifiques : Blue, par exemple, montée par Luc Besson et Christophe Lambert, ou encore des structures hybrides comme Eyeka, plateforme de rencontre entre les marques et les créateurs de contenu… 

 

Désormais, une nouvelle médiation, durable, pérenne, s’impose par l’intégration d’un univers global, une histoire dans la grande Histoire qui permet à l’entreprise de rejoindre son public dans son identité propre, d’être plus proche de lui. D’une captation du client, ce mode de communication est passé à une connivence.

Reste maintenant à promouvoir ces productions en suscitant de l’intérêt. Dans un secteur à forte concurrence, les agences, les médias, les annonceurs s’organisent pour faire valoir la qualité de leurs nouvelles créations, et en définitive, faire encore de la publicité.


Sources :

e-marketing.fr

badaboomblog.wordpress.com

Partager cet article

Repost0
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 09:27

Pour sa septième édition 2009, le festival Roanne table ouverte innove. Toujours en jouant sur le registre culinaire, cet incontournable rendez-vous festif de la Loire organise cette année le salon du livre gourmand.

Les 17 et 18 octobre prochains, à l’espace Congrès de Roanne, le meilleur de l’actualité éditoriale gastronomique sera servi sans modération.

Au menu : une grande librairie pour faire le point sur les nouveautés, pour rencontrer les auteurs du moment, faire dédicacer ses livres… des tables rondes réunissant des auteurs et des grands chefs pour débattre des nouvelles tendances à la fois culinaires et littéraires, et des moments de libre dégustation.

Entre le choix des mets et la cuisine de mots, la programmation de ce salon veut révéler l’art du goût tout en réveillant le goût de l’art, notamment pour les publics jeunes. (Qui sait ! Proust est peut-être devenu écrivain grâce à une madeleine). Ainsi, avec des expositions, des démonstrations de grands chefs, des ateliers cuisine-enfants, un café lecture, des jeux concours, etc., tout sera mis en œuvre pour conjuguer des émotions à la fois gastronomiques et littéraires.

Après avoir démontré que le monde de la restauration pouvait jouer une carte médiatique par le biais de manifestations musicales, ce cru 2009 explore cette année de nouvelles saveurs en faisant entrer, si l’on peut dire, les livres au fourneau. Autant dire que, là encore, le mélange des genres peut faire recette.

Partager cet article

Repost0
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 09:23

A l’ère de la mondialisation, le monde change, évolue à une vitesse sans précédent… et le langage aussi. Entre crise et développement durable, l’économie se cherche de nouvelles marques. Les entreprises et les institutions sont plus que jamais dans une guerre de la communication pour accroître ou mieux asseoir leur notoriété. Leurs progrès et leurs réussites s’inscrivent ainsi dans une fuite en avant de l’innovation dont les médias se font constamment les témoins.

Dans ce brassage continuel de nouveaux concepts, d’expériences, d’audaces parfois impertinentes, les contenus changent en intégrant sans cesse de nouvelles règles. Ils doivent s’adapter aux standards, aux supports et leurs évolutions, aux contraintes techniques de la gestion de l’information…

Progressivement, le rédacteur s’éloigne de ses problèmes premiers de syntaxe, de grammaire et d’orthographe. Désormais, il doit sans cesse jongler entre l’originalité du style et les cadres imposés par les médias, entre créativité, réactivité et adaptabilité. Pour rester à la pointe du progrès, s’il en est, il lui faut constamment intégrer ces nouvelles façons de s’exprimer, de penser, de communiquer, de s’informer… verdict implacable de ce procès constant entre le texte et ses supports.

En d’autres termes, que ce soit sur une plaquette, sur le web, sur un communiqué, ou autre, pour une même idée, l’écriture ne sera pas la même ; sans compter les exigences, les impératifs, les habitudes et les référents culturels du lectorat ciblé.

Un contenu n’est donc jamais neutre. Les mots en disent toujours plus qu’il n’y paraît. Chaque écrit ne se comprend vraiment que dans son contexte. Aussi, au carrefour des sciences du langage et de l’information, entre sémiologie et marketing, les articles de ce blog aimeraient aller au-delà des apparences en analysant l’actualité, des idées plus ou moins originales, des gestions de contenu, des tendances pour capter au sein de ce village planétaire des évolutions et des constantes du monde de la communication.

Partager cet article

Repost0